Tout le monde connaît ou a connu un jour l’anxiété, ne serait-ce que la veille d’un examen, d’un entretien d’embauche, d’une audition. Ce symptôme est effectivement très fréquent puisqu’il touche autour de 10% de la population, les dames deux fois plus souvent que les Mrs, surtout après 40 ans. Il s’agit d’une réaction nouvelle face à une difficulté ponctuelle. Elle devient un symptôme dès qu’elle survient sans aucune justification et qu’elle prend une importance démesurée et handicapante dans le quotidien. Elle peut prendre différentes formes et s’exprimer de diverses façons : anxiété généralisée, phobies, crises d’angoisse ou attaques de paniques, troubles obsessifs compulsifs (les fameux TOC), en fonction des antécédents et de l’histoire familiale et personnelle, des causes et des circonstances de l’épisode initial.
L'anxiété se manifeste généralement par un sentiment diffus d’inquiétude ou de peur avec la crainte d’une catastrophe imminente ou prochaine. La personne anxieuse est irritable, a du mal à se concentrer, se sent incapable de contrôler la situation, peut se réfugier dans une hyperactivité, une fuite en avant, faussement rassurante. Aux symptômes psychologiques s’ajoutent des signes physiques plus ou moins éprouvants, parfois inquiétants ou trompeurs : sensation de boule à la gorge ou dans l’estomac, impression d’étouffement, palpitations, tension musculaire, sueurs, bouffées de chaleur ou de froid, envies incessantes d’uriner, troubles du sommeil.
Chez l'enfant, les symptômes peuvent être des maux de ventre, des vomissements, de la fatigue. Et l’anxiété peut également se traduire par des troubles du sommeil, le refus d’aller à l’école, de participer aux activités scolaires ou périscolaires. Le diagnostic n’est d’ailleurs pas toujours évident chez ces enfants volontiers calmes, repliés sur eux-mêmes.
Les causes de l'anxiété sont multiples. Citons dans les échelles de stress une maladie ou un décès dans la famille ou parmi les proches, une agression physique ou psychologique, un départ à la retraite, un divorce, un enfant qui quitte la maison, des difficultés professionnelles (BO) ou une situation précaire. Et parfois une cause médicale comme la ménopause et ses troubles nerveux.
Elle entraîne un risque accru d’hypertension artérielle, de maladies cardiaques, de cancer ou de diabète. Elle peut être responsable d’alcoolisme, de dépendance aux drogues, de dépression et parfois tentatives de suicide. C’est donc un symptôme banal mais à ne pas négliger.
Elle peut bien sûr être traitée par les psychotropes (anxiolytiques, antidépresseurs) qui sont apparus dans les années 50-60 (Librium° en 1959, Valium° en 1960) et sont très efficaces. Mais revers de la médaille, ils sont ensuite difficiles à stopper. Ils ne doivent donc être prescrits que si l’anxiété est invalidante et retentit sur le quotidien. Il est préférable dans la mesure du possible de recourir à des produits plus doux. Des plantes : aubépine, passiflore, valériane… ; des oligo-éléments : Li, magnésium ; la gestion du stress ; un travail de psychoTt (TCC) aux méthodes et modalités variées.
Il est possible de prévenir ces troubles en se confiant à un proche ou un professionnel de santé. Ou par des activités sportives et/ou de relaxation (yoga, taï chi, méditation).
« L’anxiété nait avec l’homme et il nous faudra vivre avec, comme nous avons appris à vivre avec les tempêtes » écrit Paulo Coelho. C’est vrai mais il est tout de même souvent possible, par des moyens finalement simples, de faire en sorte qu’elle ne nous submerge, ni ne nous coule.
https://youtu.be/EKCcmJc4m_k
Docteur Serge Rafal
Diagnostiquer et soulager l’anxiété, la chronique du docteur Serge Rafal
Actualités.
Publié le
03/11/2022 à 08h30 - Par Gabriel Attal
-
12h31Gideon Sa'ar à Jean-Noël Barrot : la guerre pourrait s'arrêter "demain" si le Hamas libère les otages
-
12h03La France estime qu'une confrontation militaire semble inévitable en l'absence d'un nouvel accord sur le nucléaire iranien
-
11h39Le Hamas ne répondra pas à la proposition israélienne de cessez-le-feu
-
11h23Philippe Brun sur Radio J : "Dans la guerre commerciale il faut jouer à armes égales : s’il y a 20% de droit de douane, on doit mettre 20%"
-
11h08Plusieurs terroristes éliminés après des frappes de Tsahal en Syrie
-
10h23La Hongrie annonce son retrait de la CPI lors de la visite de Benyamin Netanyahou
-
09h49Emmanuel Macron remet le prix de la LICRA à Sophia Aram et Arhur
-
09h30Pétain a "sauvé" des Juifs : Eric Zemmour condamné en appel à 10000 euros d'amende
-
09h21Qu’espérer des manifestations anti-Hamas à Gaza ? Chronique d'Arié Bensemhoun
-
08h30Israël se met au parfum, chronique de Jean-François Strouf
-
02/04Miel Abitbol, influenceuse sur la santé mentale, invitée par Emmanuel Macron à l'Elysée
-
02/04Gideon Sa'ar au coordinateur de l'ONU pour la paix au Moyen-Orient : "L'AP doit cesser de payer les terroristes"
-
02/04Les sirènes d'alerte retentissent à Kissoufim, près de la bande de Gaza
-
02/04Emmanuel Macron préside un cabinet de sécurité sur la possibilité que les Etats-Unis et Israël attaquent les installations nucléaires iraniennes
-
02/04La Hongrie pourrait se retirer de la CPI au moment de la visite de Netanyahou
-
02/04L'ex-otage Eliya Cohen : des terroristes ont tué un otage qui tentait de fuir avant notre entrée à Gaza
-
02/04Tsahal et le Shin Bet ont frappé des cibles du Hamas à Jabalya
-
02/04Le CRIF et 40 élus français s'opposent au renouvellement du mandat de Francesca Albanese à l'ONU
-
02/04Tsahal a éliminé un terroriste armé qui s'approchait de la barrière de sécurité
-
02/04Boualem Sansal fait appel de sa condamnation à 5 ans de prison en Algérie
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.