Pour Tsahal, chaque entrée dans le camp de Djénine devient de plus en plus complexe. On l'a vu ce 19 juin, avec une véritable logistique terroriste qui attendait les forces de sécurité israéliennes. Toute la zone urbaine de Djénine a été depuis longtemps désertée par l'Autorité Palestinienne, comme l'a souligné le Conseiller à la Sécurité Nationale Tsahi Hanegbi. Et à sa place, c'est le Hamas, mais surtout le Jihad islamique qui a occupé le vide. Et on a pu voir que cette organisation terroriste palestinienne, présente aussi à Gaza et également au Liban, s'aligne de plus en plus sur les méthodes du Hezbollah, même si elle n'en a pas encore tous les moyens. Ce recours aux charges explosives et aussi aux mines artisanales rappelle le mode opératoire de la milice chiite libanaise. Toutes les entrées du camp et les voies d'accès sont piégées. Et les bombes, même de production locale, contiennent 10 et parfois 20 kg d'explosifs. On l'a vu avec les explosions, dont celle qui a touché un véhicule de transport de troupes et qui a fait sept blessés israéliens. Et les "bataillons de Djénine", cette organisation locale affiliée au Jihad, utilisent aussi des snipers placés sur des bâtiments et dont la mission est d'empêcher la progression des soldats de Tsahal. Toutes ces techniques, ce sont celles des organisations formées et soutenues par l'Iran. Et on voit cette influence se propager dans plusieurs villes palestiniennes de Samarie, notamment à Naplouse.
Ces bastions terroristes se révèlent extrêmement difficiles à neutraliser. Chaque entrée à Djénine, à Naplouse ou à Balata pour y appréhender des terroristes recherchés ou enrayer une attaque, est un défi opérationnel pour Tsahal. Il faut atteindre les objectifs visés, éviter les pertes et ne pas entrainer la population locale dans la spirale de violence. C'est pour cela que depuis maintenant un an et demi que se poursuit l'opération "Brise-lames", les forces de sécurité israéliennes ne font que des actions ponctuelles, sans rester sur place. Car il faut limiter les risques d'escalade. C'est aussi pour cela que Tsahal n'opère pas en Judée Samarie comme à Gaza. L'intervention d'un hélicoptère, la première depuis 20 ans dans cette région, était seulement une frappe de semonce pour protéger l'évacuation des soldats blessés. De même que les drones qui appuient l'entrée des troupes, ne sont pas utilisés pour attaquer mais seulement pour surveiller. Car la décision de monter en gamme dans le mode opératoire n'est pas sans conséquence.
Les ministres nationalistes du gouvernement, mais aussi les représentants des Israéliens de Judée Samarie estiment que seule une opération du type de l'opération Rempart lancée en 2002 pendant la Seconde intifada et qui comprenait la reprise des agglomérations palestiniennes, permettrait de neutraliser l'infrastructure terroriste. Mais l'Autorité Palestinienne est beaucoup plus faible qu'il y a 20 ans et le risque d'une propagation du chaos dans toute la Judée Samarie est un risque qu'on ne peut pas exclure. Et c'est ce qui freine pour le moment le recours à cette option chez les responsables de la défense israélienne.
Pascale Zonszain
La pénétration iranienne en Samarie
Actualités.
Publié le
20/06/2023 à 09h21 - Par Gabriel Attal
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