C’est l’un des plus vieux prisonniers de France, le terroriste libanais avait notamment assassiné le diplomate israélien le 3 avril 1982 à son domicile de Boulogne. Au début des années 1980, Georges Abdallah avait cofondé un groupuscule marxiste pro-syrien et anti-israélien qui a revendiqué cinq attentats, dont quatre mortels. Le Libanais Georges Ibrahim Abdallah, condamné à la perpétuité en 1987 pour complicité d’assassinat de diplomates américain et israélien et l’un des plus vieux détenus de France, a de nouveau demandé sa remise en liberté. La demande a été déposée devant le tribunal d’application des peines antiterroriste (Tapat) le 8 juin, a confirmé une source judiciaire.
39 ans de détention pour Georges Ibrahim Abdallah, il demande une « libération-expulsion »
Après trente-neuf ans de détention, « il est urgent que le plus vieux prisonnier politique d’Europe soit libéré », a déclaré à l’AFP son avocat, Me Jean-Louis Chalanset. Georges Ibrahim Abdallah, aujourd’hui 72 ans, est libérable depuis 1999 mais a vu ses neuf demandes de libération conditionnelle rejetées, la dernière en 2015. Le Libanais, qui craint pour sa sécurité s’il devait rester en France en semi-liberté, demande à être directement expulsé vers son pays. Sa défense a joint à sa demande de « libération-expulsion » un courrier des autorités libanaises s’engageant à le prendre en charge dès sa sortie de détention, pour le ramener au Liban, a précisé Me Chalanset.28 députés de gauche ont demandé la libération du « résistant »
La date d’examen de la requête n’est pas encore fixée et ne devrait pas intervenir avant six à dix-huit mois, la procédure imposant que l’intéressé se soumette à diverses expertises et qu’une commission pluridisciplinaire donne un avis. Fin mai, 28 députés de gauche français ont signé une tribune réclamant la libération de celui qui est vu comme un « résistant », nom que se donnent les terroristes islamistes, dans son pays. [gallery size="medium" ids="224946"]Ce pseudo-résistant était surtout un assassin
Au début des années 1980 et alors que le Liban était en pleine guerre civile, Georges Abdallah avait cofondé les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), groupuscule marxiste pro-syrien et anti-israélien qui a revendiqué cinq attentats, dont quatre mortels, en 1981-1982 en France. Il avait été arrêté à Lyon en 1984 et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité après avoir été reconnu coupable de complicité dans l’assassinat à Paris en 1982 de deux diplomates, l’Américain Charles Ray et l’Israélien Yacov Bar-Siman-Tov, et dans la tentative d’assassinat du consul général des Etats-Unis, Robert Homme, à Strasbourg en 1984. [gallery size="medium" ids="224947"] Au premier plan, le cercueil du défunt recouvert de tissus (inscriptions hébraïques et étoile de David); deux rabbins animent la cérémonie ; les proches de la victime sont éplorés à droite de la scène. Cérémonie à l'ambassade d'Israël pour le diplomate assassiné.Juste avant la guerre du Liban , l’assassinat de Bar-Simen-Tov
Si ce n’était pas la première fois qu'un diplomate étranger était tué à Paris, c’était pourtant et malheureusement nouveau qu'un haut fonctionnaire israélien se fasse tuer dans une rue de Paris. Mr. Yacov Bar-Siman-Tov, 42 ans, deuxième secrétaire à l'ambassade d'Israël en France fut abattu de trois de trois balles par une femme munie d'un pistolet. Le drame s’était déroulé devant le domicile du diplomate sous les yeux de son épouse, de sa petite fille et de l'un de ses fils qui avait pris en chasse la meurtrière âgée d'une vingtaine d'année. Sur ses traces, le fils du diplomate, âgé de 17 ans, arrivait à rejoindre la terroriste, mais celle-ci le menaçant de son arme était parvenue à s'enfuir. Durant la cérémonie qui a eu lieu à l'ambassade d'Israël, de gauche à droite: Mr. L'ambassadeur d'Israël Meir Rosenne, le Rabin de Paris Goldman, le Grand Rabin de France Sirat, le fils de la victime Avi et la femme du diplomate israélien. Michel ZerbibGalerie photos
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