l'Iran renforce la répression contre les femmes sans voile islamique

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l'Iran renforce la répression contre les femmes sans voile islamique
(Crédit : DR)
On aurait pu croire qu’après les manifestations déclenchées par le décès de Mahsa Amini en 2022, Teheran aurait desserré la bride sur les femmes iraniennes. C’est tout le contraire constaté sur le terrain. Certains hommes politiques iraniens avaient pourtant avancé l'idée d'un assouplissement des règles.

Les autorités iraniennes ont «considérablement» accentué ces derniers mois la répression contre les femmes accusées de ne pas porter le voile, a dénoncé Amnesty International mercredi 26 juillet

L'Iran a été secoué pendant des mois par des manifestations sans précédent déclenchées par le décès en septembre 2022 de la jeune Iranienne d'origine kurde Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs pour avoir prétendument enfreint les règles vestimentaires très strictes imposées par la république islamique. Après ces manifestations, certains hommes politiques iraniens avaient avancé l'idée d'un assouplissement de ces règles et l'hypothèse - jamais confirmée - d'une dissolution de la police des mœurs. Cependant, depuis le mois d'avril et alors que l'intensité des manifestations a diminué, les autorités iraniennes ont lancé une nouvelle campagne de répression contre les tenues vestimentaires des femmes, dénonce Amnesty. «Les autorités en Iran intensifient considérablement la répression des femmes et des filles iraniennes qui défient la législation dégradante imposant le port du voile», affirme Amnesty dans un rapport.

La révolution islamique liberticide et encore plus pour les femmes

Depuis la révolution islamique de 1979, les femmes doivent obligatoirement se couvrir la tête et le corps jusqu'au-dessous du genou. Mais depuis les manifestations, en signe de protestation, beaucoup d’iraniennes ont eu le courage d’enfreindre ces règles et osent sortir tête nue. Mi-juillet, la police iranienne a annoncé rétablir les patrouilles en voiture et à pied pour imposer le port obligatoire du voile dans tout le pays. Les femmes qui transgressent ces règles s'exposent à des sanctions sévères. Selon Amnesty, qui cite des chiffres attribués au porte-parole de la police iranienne : entre le 15 avril et le 14 juin, «près d'un million de SMS contenant des messages d'avertissement adressés à des femmes photographiées sans voile dans leur voiture» ont été envoyés. L'ONG affirme que des centaines de commerces ont été fermées pour n'avoir pas appliqué les lois sur le port obligatoire du voile, et des femmes se sont vues refuser l'accès au système éducatif, services bancaires, transports publics.

«La police des mœurs est de retour en Iran»

Selon la secrétaire générale d'Amnesty International, la répression est «renforcée par les technologies de surveillance de masse qui sont capables de révéler l'identité des femmes qui ne portent pas le voile dans leur voiture ou dans les lieux où elles circulent à pied». «La communauté internationale ne doit pas se contenter d'observer sans rien dire alors que les autorités iraniennes intensifient l'oppression à laquelle elles soumettent les femmes et les filles». N’oublions pas, c’est vrai, la résistance de ces femmes dans ce régime totalitaire qui par ailleurs menace toujours Israel de destruction. Michel Zerbib

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