Défi de la transition vers la voiture électrique en Europe

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Défi de la transition vers la voiture électrique en Europe
Crédit : DR
La transition vers la voiture électrique en Europe, une décision radicale visant à répondre aux enjeux écologiques, semble se heurter à des défis inattendus. À partir de 2035, l'Europe s'est engagée à ce que tous les nouveaux véhicules mis sur le marché soient entièrement électriques, éliminant progressivement les moteurs thermiques et hybrides. Cependant, alors que cette transition promet des avantages environnementaux, la crise énergétique et les enjeux géopolitiques suscitent des questions sur la viabilité de cette transition accélérée vers la voiture électrique. Dans une interview accordée aux Echos, Thierry Breton, Commissaire européen au Marché intérieur, souligne que la transition vers la voiture électrique est plus complexe que prévu et qu'elle engendre des défis considérables pour divers acteurs de l'industrie automobile et de l'écosystème. L'ampleur de cette transition ne peut être sous-estimée, avec des implications majeures pour les entreprises, les employés et les consommateurs. Thierry Breton met en avant plusieurs défis cruciaux qui devront être relevés pour réaliser cette transition de manière efficace et équilibrée. Tout d'abord, la question de l'emploi est centrale. La transition vers la voiture électrique pourrait entraîner la suppression de 600 000 emplois sur les 13 millions de personnes travaillant dans l'industrie automobile. De plus, les prix élevés des véhicules électriques constituent un obstacle à leur adoption généralisée. Actuellement, les voitures électriques sont en moyenne 27% plus chères que leurs homologues à essence. Pour que la transition réussisse, il est crucial de réduire les coûts et de rendre les véhicules électriques plus abordables. Un autre défi majeur concerne les ressources nécessaires à la production de voitures électriques. Avec la hausse de la demande, il faudra augmenter considérablement l'approvisionnement en métaux tels que le lithium, le cobalt, le graphite et le nickel. Cette augmentation de la demande de ressources essentielles soulève des préoccupations quant à la durabilité à long terme de la transition vers la voiture électrique. De plus, la crise énergétique en cours souligne la nécessité de renforcer les infrastructures pour répondre à la demande croissante d'électricité pour alimenter les véhicules électriques. Thierry Breton propose une approche pragmatique en recommandant de continuer à produire des véhicules thermiques, du moins pour un certain temps.  Il souligne que près de 20% de la flotte automobile en circulation demeurera thermique en 2050. De plus, d'autres régions du monde feront face à une transition plus lente, nécessitant des véhicules thermiques plus propres. Cependant, il est essentiel de repenser les technologies sous-jacentes aux moteurs thermiques pour les rendre plus respectueuses de l'environnement. Les autorités européennes prévoient une révision du plan en 2026 pour évaluer la viabilité de la transition vers la voiture électrique d'ici 2035.. Cette période de révision offrira l'opportunité d'ajuster et de réorienter les politiques en fonction des réalités du terrain et des défis rencontrés.  C.E

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