Le ministre de l’Intérieur avait proposé la dissolution du groupe après la participation de certains de ses membres à un défilé nocturne dans la cité de la Monnaie à Romans-sur-Isère, d’où sont issus des suspects du meurtre du jeune Thomas.
Le groupuscule d'ultradroite Division Martel, qui avait notamment projeté d'attaquer des supporters maghrébins en marge du Mondial-2022 de foot, a été dissous mercredi en Conseil des ministres, a annoncé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur son compte X
Selon le décret de dissolution, la Division Martel, qui s'est constituée durant le second semestre 2022 pour compter une trentaine de membres, prône un combat par la violence «contre les antifas et les personnes issues de l'immigration ou présumées musulmanes» pour «favoriser l'avènement d'une suprématie nationaliste et xénophobe».
<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Le groupement de fait « Division Martel » a été dissous ce matin en conseil des ministres, conformément aux instructions du Président de la République. Comme le détaille le décret que j’ai présenté, ce groupuscule incite à la violence et à la haine raciale. Il n’a pas sa place… <a href="https://t.co/Y7ItFDcqgp">pic.twitter.com/Y7ItFDcqgp</a></p>— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) <a href="https://twitter.com/GDarmanin/status/1732351128229061084?ref_src=twsrc%5Etfw">December 6, 2023</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
"Le groupement propage des idées justifiant la discrimination et la haine envers les personnes étrangères ou les Français issus de l'immigration notamment par leur assimilation à des délinquants ou des criminels», indique le décret
Il ajoute que «cette idéologie se traduit par une recherche permanente de confrontation se matérialisant par l'organisation d'opérations punitives à l'encontre de ces personnes». «Ce groupuscule incite à la violence et à la haine raciale. Il n'a pas sa place dans notre République», a souligné mercredi le ministre de l'Intérieur sur son compte X.
Gérald Darmanin avait annoncé le 28 novembre proposer la dissolution de la Division Martel, ainsi que celle de deux autres groupuscules d'ultradroite dont les noms n'ont pas été communiqués et dont la procédure est en cours, a précisé le ministère de l'Intérieur à l'AFP. Gérald Darmanin avait souligné auprès de l'AFP, au moment de son annonce, que «les services travaillaient depuis plusieurs mois» sur la Division Martel, dont une personne «est soupçonnée d'avoir contribué à la coordination sur place» de la manifestation violente de Romans-Sur-Isère (Drôme).
Dans la nuit du 25 au 26 novembre, des militants d'ultradroite s'étaient rendus dans le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère, dans le but d'en «découdre», selon les autorités, avec les jeunes de ce quartier d'où sont issus plusieurs des mis en cause dans la mort de Thomas, 16 ans, poignardé en marge d'un bal dans le village de Crépol.
D'abord appelée Légionnaires Paris, la Division Martel, présente essentiellement en Ile-de-France et constituée entre autres d'anciens membres des Zouaves Paris, avait changé dernièrement de nom en référence à la bataille de Poitiers en 732 au cours de laquelle Charles Martel mit fin à l'invasion arabe, rapporte le décret
Michel Zerbib
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