Le député socialiste Jean-Marie Le Guen était au micro de Christophe Barbier dans l'émission "Le Barbier du matin" à 7h45 sur Radio J. Il est revenu sur la vaccination obligatoire des soignants et les candidatures à la Présidentielle. À partir d’aujourd’hui les soignants qui arrivent au travail devront justifier d’une dose au moins de vaccin pour prendre leur poste. Une mesure dont la légitimité est contestée par certains d’entre eux. Pour Jean-Marie Le Guen, « il y a dans cette vaccination obligatoire des soignants une dimension d’éthique de soin : protéger les autres ».
Une mesure qui se durcira le 16 octobre. Les soignants n’ayant pas reçu deux doses de vaccin à cette date seront suspendus de l’hôpital alors qu’environ 10% des soignants seraient réticents à la vaccination. « On a sous estimé le besoin de formation pour les soignants, il faut élever le niveau scientifique des aides soignants et des infirmiers. Pour beaucoup il y a de la réflexion technique mais pas vraiment de raisonnement scientifique, cela pose la question de la qualité de nos soignants » explique Jean-Marie Le Guen.
Le député socialiste a également réagi aux propositions sécuritaires du président Emmanuel Macron, mardi 14 septembre à Roubaix. Le chef de l’Etat entend vouloir doubler sur dix ans la présence des policiers et des gendarmes sur la voie publique.
Pour Jean-Marie Le Guen « ce sont des annonces qui sont là pour ronfler, il était important de parler aux policiers et de leur donner des moyens supplémentaires, mais il faut aussi et surtout se concentrer sur la population pour essayer d’endiguer cette attitude de doute et d’agressivité vis à vis de la police. Quand on voit qu’une partie de la société n’a plus de respect pour les représentants de la force, alors elle n’a plus de respect pour la République ».
Le week-end dernier des propos anti-police ont été scandés lors d’un concert de rap à la fête de l’Huma. Des propos qui traduisent « une tradition anarchisante avec une dérive de plus en forte » pour Jean-Marie Le Guen. « C’est un petit peu cet esprit soixante huitard anti-police, mais aujourd’hui le problème c’est que l’on est plus sur le fantasme ou la littérature là on a des passages à l’acte et il faut vraiment mettre un coup d’arrêt. »
En ce qui concerne la percée dans les sondages d’Eric Zemmour, Jean-Marie Le Guen estime que l’on est dans « une période où la radicalité progresse dans tous les domaines, Eric Zemmour est un témoignage de cette aggravation ».
Aucun candidat de gauche ne décolle dans les sondages. Pour le député, il n’y a pas « d’accord possible et souhaitable», il affirme que la gauche socialiste a un temps « tourné le dos à tout un tas de valeurs, il y a eu une volonté d’effacement de la part de la direction du parti socialiste. La gauche apporte à la France si elle est républicaine. » Enfin, Jean-Marie Le Guen estime que la candidature d’Anne Hidalgo est intéressante, « elle a des positions très claires sur l’universalisme républicain et sur le féminisme, ce sont des marqueurs essentiels pour la renaissance de la gauche ».
Alexandra Senigou
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